L'école des sables dans la presse

Pour accéder aux reportages, articles de presse ci-dessous : cliquez sur leur titre ou leur image :

Reportage RFI : le 31 janvier 2014 :

 

 

 

 

 

Sur Radio France Internationale (RFI)  le 31 janvier, l'émission "7 milliards de voisins" était consacrée à la scolarisation des enfants réfugiés, le reportage, réalisé à Ouagadougou, questionne le dispositif mis en place par l'Ecole des Sables pour venir en aide à Ibrahim et aux élèves de l'école pour continuer à apprendre alors qu'ils sont loin de leur lieu de vie, de leur famille et que leur région est en proie à de violents conflits.

 

Vous pouvez écouter ce reportage en cliquant ici  ou en vous rendant sur le site de l'émission : http://www.rfi.fr/emission/20140131-1enfants-refugies-comment-prendre-charge-leur-scolarisation/

 

 

Septembre 2013 SUD-OUEST : l'école de la solidarité :

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À l’école de la solidarité

 

29 septembre 2012 : L'amitié FRANCE-MALI :

29 août 2011 : Six Touaregs feront leur rentrée scolaire à Bordeaux :

23 septembre 2010 : L'avenir des enfants touaregs

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Septembre 2008 : DEUX AMIS POUR UNE ÉCOLE

Enfant du quartier, entraîneur de volley aux JSA et joueur en nationale 3, Sébastien David est enseignant spécialisé à l'école Saint-Michel. Il a vécu, l'an dernier, une aventure pédagogique et humaine "extraordinaire" au Mali. Aventure qu'il a prolongée à Bordeaux. Mais comment faire pour "que ça ne s'arrête pas ?"
"S'instruire pour avoir le choix". "Participer à l'instruction de ces enfants touaregs est un projet qui nous tient à cœur, pour qu'ils puissent choisir leur avenir, rester nomade ou accéder au monde du travail, explique Sébastien. C'est aussi une première expérience collective et associative de prise de responsabilité".

Quand il parle de l'École des Sables de Taboye, installée à une centaine de kilomètres de Gao, sur un coude du Niger, Sébastien a l'œil qui pétille et la passion communicative. Il y a enseigné pendant 15 jours, en février dernier, pour valider son concours de professeur des écoles. Grâce à une expo-photo organisée à son retour aux JSA, 30 m3 de matériel pédagogique ont été collectés. En septembre, Sébastien a reçu Ibrahim Ag Assarid pour un stage-retour dans son école, mais aussi à Flornoy et à l'école Jeanne d'Arc de Pessac. Ibrahim qui enseigne en français est reparti avec beaucoup d'outils pédagogiques - Écoliers bordelais et tamasheks ont échangé questions, dessins, herbiers de leur pays.

L'École des Sables s'adresse aux enfants du peuple nomade, explique Sébastien. Elle a démarré en 2003 avec une vingtaine d'élèves en internat d'octobre à mai. À la rentrée dernière, ils étaient 55 gamins de 6 à 13 ans, 4 niveaux : des garçons, mais aussi des filles (5) pour un seul enseignant. Sébastien peut parler des heures de ce qu'il a partagé avec les enfants des dunes, aux portes du désert : mimes pour se comprendre, allumettes pour les formules numériques, soirées-contes pour se souvenir. Mais le manque de moyens, l'absence d'ouvrages ou de tout autre support de lecture rendent difficiles les apprentissages.

L'aide pédagogique. Alors des volleyeuses des JSA qu'il a entraînées pendant quatre ans, championnes de France en juin, l'an dernier - Camille, Capucine, Hélène, Péguy - ont eu envie d'un partage différent, "extra-volley". Elles préparent leur bac et travaillent aux statuts d'une association pour récolter des fonds et des adhésions; faire une lettre d'infos "qui sera une lettre d'actions"; trouver des partenariats; récupérer et acheminer du matériel pédagogique. Première grande échéance : aller au Mali pendant les vacances scolaires de février 2007. Budget prévisionnel : 5 000 euros. Le projet qui a reçu le 1er prix local du Crédit Mutuel de Saint-Augustin, le 6 avril (300 euros) dispute maintenant le prix national (1 500 euros). "L'instruction est si logiquement à notre portée dans notre culture, qu'on oublie parfois les enjeux et les finalités qui en découlent", ajoute Sébastien. L'essence de notre projet, c'est l'aide pédagogique : participer à la formation d'Ibrahim, former d'autres instituteurs, instruire d'autres enfants touaregs pour qu'ils aient le choix de leur vie, demain".

Octobre 2007 :

LES VISITEURS DU MALI

L'instituteur touareg de l'École des Sables de Taboye (Mali), Ibrahim Ag Assarid, et deux de ses élèves, Mossa et Rhissa, ont été accueillis pendant un mois à l'école Saint-Michel.
Ce séjour, qui a eu pour vocation la promotion d'échanges interculturels a été l'occasion pour les uns et les autres de faire connaissance et de partager des moments inoubliables. Entre la visite du zoo de Pessac, de la dune du Pyla, du quartier et la participation, entre autres, à des activités sportives ou musicales (Mossa, Rhissa et Ibrahim opnt enregistré un CD de chants en tamashek diffusé par l'école), ils n'ont pas eu le temps de s'ennuyer.
Au terme de leur séjour; Ibrahim, Mossa et Rhissa ont même entraîné leurs hôtes dans les dunes de sable du littoral girondin pour vivre une journée à la manière des nomades. Ainsi, les élèves de l'école Saint-Michel ont appris à monter une tente touarègue ou encore à s'enrouler un chèche autour de la tête. Ils ont également mis la main à la pâte pour préparer du pain et le repas, à base de riz et de tomates, qu'ils ont ensuite savouré avec les doigts!
Comme dans les campements, le dîner s'est achevé sur un thé à la menthe, des contes et des chants en tamashek (leur langue maternelle).

Septembre 2005 :

L'origine du projet : L'ÉCOLE DE SÉBASTIEN AUX PORTES DU DÉSERT

"Ce projet me tenait à cœur depuis longtemps", confie Sébastien David. C'est pour valider sa deuxième année de formation de professeur des écoles que cet étudiant, qui vit à Saint Augustin, a choisi de partir au Mali en février dernier. Un stage "extraordinaire" d'une semaine obligatoire. Et pour rester plus longtemps, il a même décidé de prolonger son stage durant les vacances scolaires. Sébastien s'est envolé seul de Bordeaux, direction Gao, une province au sud-est du Mali. "Dès mon arrivée, j'ai dû me familiariser avec un nouvel environnement et comprendre deux cultures : celle des sédentaires et celle des nomades. Et m'adapter sans attendre à ces conditions d'enseignement", précise-t-il.

"Sédentaires ou nomades". Un village où les femmes de la communauté sédentaire passent leurs journées à piller le riz et le mil, la base essentielle de leur alimentation. Il en est autrement chez les Touaregs, amenés à se déplacer dans le désert. Ils vivent de bétail et se nourrissent de lait ou de viande. "Ces enfants-là ne sont d'ailleurs pas rachitiques, comme dans certaines régions d'Afrique", rajoute Sébastien. L'école a planté son décor dans un endroit stratégique, à l'entrée des portes du Niger. Une bonne manière pour les parents nomades de poursuivre leur chemin sur les 300 mètres carrés du désert avoisinant et de laisser en pension leurs enfants. Pour apprendre, trente-huit élèves de 7 à 14 ans sont scolarisés dans cette école de fortune et le taux de présence s'élève aux deux tiers, en fonction des impératifs des familles. "Le but de l'enseignant est d'instruire les enfants pour leur permettre d'avoir le choix quand ils seront plus grands. Le choix de se sédentariser ou de rester nomades".

Plus attentifs. Limité par le fret, Sébastien n'a pas pu amener grand-chose dans ses bagages. Quelques livres de lecture, des "j'aime lire", un jeu des 7 familles, des palettes de peinture. Du coup, sans matériel, j'ai fait des allumettes des outils de numération pour travailler les maths. Un truc plutôt efficace chez ces enfants qui parlent le dialecte touareg. En dehors du français, les autres matières s'enseignent par mime".
Concernant l'apprentissage de la langue française, l'essentiel de l'enseignement se résume à des mots courants nécessaires à leur vie quotidienne? "Par exemple, du vocabulaire sur les vêtements pour les femmes ou sur le pâturage et le bétail. Je leur demandais d'expliquer leur journée, les mettais en situation de marchandage ou d'échange". Seuls cinq filles sont d'ailleurs scolarisées dans la classe. Une journée d'école à Gao consiste à apprendre la leçon de la veille au tableau, dès le matin. De 12 heures à 15 heures, ces jeunes vont ensuite à l'internat pour manger du riz avant de faire du sport. Entraîneur de volley aux JSA pendant ses loisirs en joueur en Nationale 3, Sébastien a fait découvrir ce sport à ces élèves qui ne connaissent que le football. Une autre passion l'habite : la photographie. Et son reportage au Mali fera d'ailleurs l'objet d'une exposition, "l'École des Sables", le 22 avril; à 19 heures au foyer de la Maison de quartier.

 



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